Martine Aubry 1ère Secrétaire du PARTI SOCIALISTE !!

22 novembre 2008 par Lionel G.

Notre 1ère Secrétaire du Parti Socialiste !!

Notre candidate !

Parce qu’elle incarne les vraies valeurs de la Gauche, la réussite au pouvoir, le socialisme pragmatique et solidaire. Parce que son charisme peut changer le PS, le grandir, le sublimer… Merci à elle. Puisse le PS nous faire oublier l’échec de la présidentielle et tourner la page des égos. Ce soir, les idées ont gagné. Vive Martine Aubry, vive le PS!

Provocation de Mc Donald’s à l’égard des gens très moches.

20 novembre 2008 par Lionel G.

 

Si vous prenez le métro, vous n’avez pas manqué comme moi d’être heurté par la nouvelle publicité de Mc Donalds qui hante les murs.

  »Venez comme vous êtes » nous dit l’affiche, présentant une dizaine de portraits d’un jeune homme, sous différents aspects peu flatteurs: cheveux gras, mal peigné, mal rasé, auréolé de piercings, expressions outrées, ridicules…

 Si vous avez déjà été commander une glace dans ce supermarché du hamburger (oui, je le reconnais, j’aime leurs glaces), vous n’avez pas manqué de remarquer que les vendeurs/vendeuses sont d’une beauté plastique tout à fait proche de la perfection.

 C’est de notoriété mondiale que les gens beaux sont moins nombreux que les gens laids. Or, McDo exploitant les gens beaux jusqu’à la moëlle, se trouve à présent en pénurie de caissiers.

Les gens laids n’osent pas prétendre à ces métiers de caisse du fait de leurs complexes ou du regard que porte sur eux la société ingrate.

McDo se trouve devant un dilemme cornélien: qui exploiter, si les gens beaux ne sont plus assez nombreux pour venir travailler chez eux? Réponse: les gens moches, à condition d’abord de leur redonner un minimum confiance en eux, de les assurer du bien fondé du recrutement.

 En somme, le message détestable de Mcdo, c’est :

Vous aussi, les moches, vous avez droit de vous faire exploiter jusqu’à l’os: ce n’est pas que le privilège des beaux.

L’idéologie capitaliste puante sous-tend, il va sans dire,  cette campagne, et nous fait bien saisir qu’on a dépassé l’économie de marché: on est en plein dans la société de marché à tous niveaux: les hommes, les femmes ne sont plus que des marchandises à manipuler. 

 Et les gens laids, privés de leur dignité, sont invités par McDo à venir se faire humilier, ridiculiser, moquer par les clients qui, on le sait, ne s’en privent pas.

 Il faut bien que la France de 2008 ait son cirque moderne.

 Du pain et des jeux? Non. « Des pains sur les Hideux » en cadeau dans le nouveau Happy Meal, avec un jeu de fléchettes à jeter sur le caissier.

C’est là qu’on se dit que l’illuminée Amélie Nothomb, qui déclarait non sans provocation, (je cite de mémoire)

« Les gens laids sont des handicapés non reconnus par la société française. Et pourtant, ils souffrent, car on ne traite pas les gens moches de la même façon que les autres, dans la vie comme en entreprises. La moindre des choses est de le reconnaître, de leur offrir des droits » a été entendue… On n’a pas forcément les auditeurs qu’on souhaite…

Décelons l’ironie et la subversion de cette idée sans doute vraie dans le fond mais qu’on ne peut pas appliquer (où serait l’objectif à dire qu’un tel est beau et tel autre moche?!) et dont l’hypocrisie pernicieuse de McDo n’est que le reflet en surface de ces politiques d’apparence qui nous gouvernent et dont nous faisons, plus ou moins consciemment, le jeu…

 Lionel G

Ils ont honte de manger de la viande…

17 novembre 2008 par Lionel G.

Inconsciemment ou non, les carnivores sont gênés par leur soif de viande. Telle est la positon développée par Moby dans Végétarien magazine, et à laquelle j’adhère, je m’en explique. En effet, quand on demande de regarder la réalité d’un abattoir, les carnivores en sont, dans leur grande majorité, incapables, et souhaitent activement éviter de se confronter à cette réalité. La plupart des végétariens n’ont pas cette gêne. Un jour, passant une après-midi à la bibliothèque Sainte Geneviève à consulter des registres de boucher pour un projet, nombreuses furent les réactions hautement dégoûtées par la curiosité morbide d’un tel sujet. La viande, ils la mangent, mais ça ne va pas plus loin. Ils refusent d’en savoir plus, préférant imaginer par sotte illusion que la viande est née en boîte, que les vaches qui broutent dans le pré de la mémé sont une réalité, et que le steak en est une autre. 

Ils ne veulent pas voir la réalité en face, ce qui intellectuellement me paraît assez grave. Est-ce par peur de la violence ou plus spécifiquement de leur propre violence indirecte mais assumée?

Ce comportement est détestable car les gens se complaisent dans leur confort, alors même qu’il se fait au détriment des plus élémentaires valeurs, ces mêmes valeurs qu’ils disent défendre en sus…  Quelle hypocrisie!

Biensûr, il faut accepter la chaîne alimentaire. Mais l’homme n’est pas un animal comme les autres. Il est un animal doué de RAISON. Ce qui signifie que contrairement au lion, il a les moyens de réfléchir avant de manger son steak, de poser et saisir les enjeux, et surtout  la possibilité de très bien vivre, et peut-être même mieux, sans manger de viande ou de poisson.

La violence et les pulsions de mort sont la nature même de l’homme. Descartes nous dit que la raison est la chose du monde la mieux partagée. Certes, nous sommes tous doués de Raison, mais tous ne l’utilisent pas réellement, masquent et dissimulent la réalité du carnage pour les besoins de leurs appétits insatiables, ou alors ne se posent tout simplement pas le problème, car pour eux ça n’est pas un problème: les animaux doivent mourir, point à la ligne. Affligeant.

Etant d’abord un végétarien par goût avant de l’être par conviction, je tenais malgré tout à faire partager cette réflexion sur un constat réel.

L. G.

Un bon premier ministre…

16 novembre 2008 par Lionel G.

Petite annonce pour vous indiquer la création, voilà plusieurs mois maintenant, d’un groupe qui rassemblent celles et ceux qui regrettent l’ère Jospin, soutiennent son bilan…

Il trouve sa place sur le réseau social Facebook.

  Rejoignez le groupe en cliquant ici…

- 166 membres au 16 novembre 2008 -

Pourquoi Ségolène Royal constitue un danger intellectuel.

4 novembre 2008 par Lionel G.

 

On voit ces derniers jours Ségolène Royal s’affirmer davantage dans la course à la direction du PS dont un terme sera donné dans les prochains jours.

 Les militants, aveuglés pour une grande part, disons-le, par les résultats (pourtant décevants) d’une élection présidentielle que la gauche devait gagner (toutes les composantes étaient réunies, cf article plus bas.) mais surtout, crions-le, par cette confusion entre le débat politique, noble, et le sentimentalisme des foules véhiculé, on ne le sait que trop, par la Royal, persistent et signent dans leur erreur.

 Je disais l’an dernier, au moment de l’élection présidentielle, qu’il était préférable, faute de mieux, de choisir la cruche plutôt que le tyran: en effet, à cette époque, il était encore question d’une France gouvernée par un premier ministre, entouré d’une équipe de ministres. Aussi disais-je qu’il n’était pas gravissime en soi, point de vue pragmatique avoué, de choisir une cruche, dans la mesure où cela permettait d’éviter Sarkon 1er d’une part, mais surtout que cette gourgandine gouvernerait pas seule, entourée de ministres de gauche dont on pouvait penser, ou en tout cas espérer qu’il y en aurait certains plus ou moins doués et orientés à gauche.

 Depuis, les choses ont bien changé dans le monde politique. Il n’est plus question de gouvernement, de gouverner. Le premier ministre se trouve réduit à une présidence postiche, à l’apparence de gouvernement, à un reflet de pouvoir, idée que Jean Genet a bien mieux évoquée que moi dans Le Balcon, je ne m’étalerai pas là dessus. De même, je ne dirai pas combien nous sommes loin de l’ère Jospin, où le premier ministre agissait bien davantage que le président. D’ailleurs, l’action positive du premier ministre était telle qu’elle a contribué à donner une bonne image de la France aux Français, et donc une bonne image du président, faisant l’amalgame entre les mesures positives (du premier ministre) et le nom du « directeur » de la France (Chiract), permettant ainsi à Chirac de garder jusqu’en 2002 une popularité assise avec les conséquences qu’on connaît. (Et on sait aussi que sa côte de popularité n’a fait que diminuer par la suite… CQFD).

Mais le problème n’est pas là. Je disais l’an dernier que nous étions prêts, nous autres socialistes, à choisir une cruche pour ne pas avoir un tyran, non seulement par précaution mais aussi parce que nous voyions là un pis-aller, et pensions à un gouvernement de gauche qui suivrait l’élection.

Mais c’était oublier que Ségolène Royal incarne non seulement la vacuité, la sotte vanité, mais aussi le mensonge. Vanité, quand elle avoue être prête à tout pour accéder au pouvoir. (cf sa déclaration sur les nombreux échecs de Mitterrand avant le sacre suprême). Sotte vanité, quand elle explique qu’elle ne croyait pas à ses mesures, quand elle se ridiculise  dans des déclarations très douteuses, pour ne pas dire inquiétantes, quand elle s’ingénie à flirter avec la droite rigide en matière de morale, quand elle se contredit, quand elle montre par ses mots qu’elle n’a rien compris… Mensonge, quand on apprend avec choc que le chef du Modem aurait été premier ministre si Royal avait été élue…

 Mais où sommes-nous, mortes-fesses? Est-cela, l’âme du socialisme, que de flirter avec la droite? Car, vous pouvez l’appeler comme bon vous semble, centre, nouveau centre, modem, Wifi… Ce ne sera que masquer un parti de droite qui a besoin d’un nom, qui a besoin de se construire une identité parallèle parce que la droite a déjà un parti majoritaire, l’UMP. Vous suivez? Pour accéder au pouvoir, il faut magouiller, créer un parti. S’il existe déjà, on change le nom, on maquille, on se pose au centre, alors qu’on est bien à droite. Après tout, il y a des parties de droite qui sont à l’extrême droite. On n’est plus à une nuance près. La politique devient compromis, déguisement. Certains s’y trompent, ou choisissent délibérément cette optique. S’ils se trompent, ils ont le mérite du manque de discernement propre à tout individu. S’ils le choisissent délibérément, ils souffrent d’être montrés du doigt comme menteurs et sournois. Royal est de cette race là. 

La vertu du parti socialiste n’est pas d’être un parti de droite et encore moins de s’allier à un parti de droite déguisé sous le nom de Modem. Cette tactique n’est pas seulement présente en politique, et elle ne saurait en avoir le monopole.

 Pensons à Zola lui-même, qui n’hésite pas à avouer à ses amis qu’il n’utilise le mot NATURALISME que pour marquer les gens, pour vendre, pour faire parler de lui. Il faut des étiquettes, il faut dit-il, des noms aux choses pour que les gens les croient vraies. C’est malheureux à dire, mais le langage détourne, il peut être l’instrument de la corruption. Pensons aussi, dans une moindre mesure, à l’évolution politique étonnante de F. Mitterrand entre la seconde guerre mondiale et sa prise de  fonction à la tête du parti socialiste. Mais ne perdons pas de vue que le parti socialiste est né d’une identité affirmée comme telle, être un parti majoritaire de gauche. Le problème est donc différent.

 Aussi, la sournoise situation pourrait être définie de la sorte: après avoir eu le choix entre l’idiotie et la tyranie, nous n’avons… plus le choix. Il faudrait suivre le vote des militants qui se fourvoient parce qu’ils confondent émotion sentimentale et débat d’idées, droite et gauche, et qu’ils oublient qu’avec Royal, nous sommes condamnés à attendre 2017 pour voir changer les choses.

J’en déduis donc que je suis un socialiste d’hier. Un rescapé du socialisme. Nous sommes apparemment majoritaires puisque seuls 29% se disent à droite, avec Royal. Puisse l’avenir imminent apporter une heureuse bénédiction en évincent la Royal. Lionel Jospin parlait d’impasse en la personne de Royal. Allons plus loin, et parlons de gouffre.

N’ayant pas de vocation suicidaire, je n’ai pas l’intention de plonger. Alors je reste à côté du trou, je regarde, j’observe le parti qui s’enfonce dans ce qui ne le constitue pas. Mais, à côté de ce précipice, ils sont nombreux qui portent des idées, des valeurs, des idéaux: Aubry, Delanoé, Hamon. Je les suis, et peut-être pourrons-nous tisser quelque matériau pour recouvrir ce fossé, l’enterrer et passer à autre chose.

 Le socialisme ne vit que de se réinventer. Madame Royal, nous n’avons pas besoin de vous. Venez, entrez donc dans cette cave dorée. Porte fermée à clef. On vous en sortira en 2012.

Il y a danger quand la politique nous pousse vers le bas, nous conduit à nous dépouiller intellectuellement, fût-ce pour détourner la tyrannie…

Hélas, j’ai bien peur qu’un jour, dans les mémoire du socialisme, on puisse lire sur le mur de la désolation:

 Royal m’a TUE (oui, le socialisme sait orthographier, en toute circonstance.)

La pensée aérienne du jour, ou plutôt de la nuit. Où il est question des vertus surprenantes de certains légumes secs et d’un mathématicien très respectueux des gaz.

8 janvier 2008 par Lionel G.

Je ne résiste pas à l’envie de vous raconter une anecdote savoureuse tirée d’un séminaire récent sur la littérature du XVIe siècle. Tandis que nous évoquions quelques passages peu vertueux du Quart Livre, c’est à dire la typologie des vents, nous a été rappelé un fait très grave mais non moins délicieux.

On connaît tous le théorème de Pythagore. Comment ça non? Ben alors, vous dormiez en quatrième? Mais que sait-on de ce bonhomme? Si ce n’est qu’il était laid comme un pou et barbu? Pas grand chose. Et aucun professeur de mathématiques n’a curieusment rappelé le caractère étrange de son décès.

Pythagore est vraisemblablement mort de faim, entouré pourtant d’un immense champ de fèves.

Mais alors, me direz-vous, pourquoi n’a-t-il pas mangé de fèves?

On y vient: tout simplement parce qu’on pensait que les fèves avaient une âme. En effet, ceux qui mangeaient des fèves étaient victimes de maux d’estomac et on pensait que c’était là la preuve que les fèves ont une âme, et que cette âme était coincée dans les intestins. Pythagore considérait que seuls les êtres humains ont une âme. Donc, si les fèves ont une âme, ce sont des créatures humaines.

Et partant, manger des fèves constituerait ainsi un acte anthropophagique.

J’ai trouvé cette histoire tout à fait délicieuse. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de rire quand, le professeur qui animait ce débat rabelaisien nous a dit, de façon très sérieuse:

« En effet, si vous mangez des fayots, vous aurez des gaz. Faites-en l’expérience. »

J’espère que ça ne donnera pas de mauvaises idées à certains. Je dirai en ce qui me concerne qu’il sera dorénavant nécessaire d’avoir une pensée émue pour Pythagore en mangeant les pois chiches.
Mais j’y pense, les fayots qui ont déjà le nez tout noir à force de lécher l’cul de leurs connaissances, à coup de belles phrases insupportables de niaiseries et de fausse sympathie, risquent alors en mangeant les fayots, de perpéter un acte puant au sens propre, mais aussi puant de cannibalisme?!

Tout ça m’dépasse. C’était la pensée du soir.

Lionel, coquin végétarien & cannibale vertueux. (ou l’inverse).

La grève des transports et la question dérangeante qu’elle soulève…

24 novembre 2007 par Lionel G.

La grève qui frappe les transports depuis le 18 octobre 2007, est saine et légitime.

 Les agents de la SNCF, contrairement à ce que pense l’opinion (mais d’ailleurs, quel poids peut bien avoir une opinion contre une idée, s’interrogeait déjà Platon…)  sont tout sauf des privilégiés. Je suis frappé chaque jour sur le quai de la gare Montparnasse d’entendre des jeunes déclarer sans gêne aucune « Ce sont des feignants », et biensûr je ne recopie pas les insultes qui leur sont adressées, quoique ça plairait à certains puisque je reçois ici  depuis quelques jours des commentaires très étranges, que j’efface, car ils sont composés de liens érotiques. Le visiteur égaré a sans doute cru que PS désignait le Parti Sensualiste. Hélas ça n’est pas le cas. En tout cas pas pour le moment. Est-ce donc cela le grand parti de gauche du futur? Mais je m’égare, reprenons.

Alors évidemment, cela gêne certains usagers. Je le comprends. Pourtant, personne n’est pris en otage, il faut arrêter de jouer avec les mots et favoriser ainsi la désinformation.

Les intérêts légitimes certes, mais égoïstes de certains usagers sont à mon avis bien superficiels par rapport à une grève contre une démarche scandaleuse qui vise à fouler aux pieds des acquis sociaux de centaines de milliers de travailleurs.

Attendre sept heures en gare, devoir marcher trois heures dans Paris, retarder ou avancer des vacances: nous sommes tous concernés par cela, mais je pense qu’il y a des priorités à prendre en compte, des choses graves et d’autres qui le sont moins. Par ailleurs on peut toujours s’arranger.

Ce qui me scandalise en sus de ces remarques, c’est de voir que ces mouvements de grève, de contestation étaient prévisibles depuis des mois. Les gens ont pourtant voté sciemment pour une politique dure de droite, complètement aveuglés par des promesses farfelues qui n’ont pas été correctement démystifiées par la candidate de gauche. Ils ont préféré voter pour une personnalité. La candidate de gauche étant terne et donnant l’image d’une idiote, ils ont préféré choisir le charisme et la sophistique. On voit aujourd’hui le résultat, surtout qu’il est connu que les Français aiment se tirer une balle dans le pied et pleurer ensuite.

 Mais la question qu’il s’agit de soulever est la suivante: Mieux vaut élire une personnalité ou des valeurs? Mieux vaut élire une idiote de gauche ou un charismatique de droite dure?  Ce sont ces questions que la grève soulève à mon idée, car cette grève n’aurait jamais dû avoir lieu; elle n’aurait pas eu lieu si les Français avaient fait le choix de la cohérence suite aux diverses remontrances qu’ils avaient adressées aux précédents gouvernements. Ils ont la mémoire courte visiblement. Moi pas.

Lionel G.

La dictature du lexique.

30 octobre 2007 par Lionel G.

 

Tandis que je réfléchissais à la tournure que prend l’amorce de l’ère Sarkozy (ce qui en soit est un non-sens puisque l’ère Sarkozy existe en France depuis des années, ce que semblent oublier beaucoup hélas.), je réalisais qu’en dépit des mesures plus inadmissibles les unes que les autres proposées aux Français, des largesses faites aux plus riches en dépit de l’état précaire du pays (la liste serait longue, et là n’est pas mon propos), je me suis rendu compte que nous vivions bien dans une dictature, mais attention, non pas une dictature au sens plénier du terme, mais sous un jour vicieux: c’est la dictature du lexique.

 En descendant des sophistes, Sarkozy manie donc le verbe à la perfection. Il combine, arrange et moule les fleurs de rhétorique pour servir les bases idéologiques qu’il utilise et orchestre de façon si réussie qu’il reste populaire aux yeux des Français malgré la grogne des syndicats et le mécontement d’une frange mineure (les élections l’ont clairement montré) mais réelle.

 Et je donnerai deux exemples:

 1) Le premier ressort de cette dictature du lexique consiste à susciter dans la population un sentiment de culpabilité, une éthique du drame. Aussi le premier ministre parle-t-il d’état en faillite financière. Un comble quand on sait qui a été ministre des finances sous le précédent gouvernement et quand la droite hérite d’un bilan qui est le sien. Cette expression n’a d’autre volonté que de créer chez les réceptifs primaires un sentiment de culpabilité, et inciter les plus pauvres à se serrer la ceinture pour l’intérêt général. FAUX, et manipulation des mots. C’est grave, et vicieux. Ne tolérons pas ces détournements et soyons vigilants.

 2) Le deuxième exemple concerne ce que le gouvernement nomme franchise médicale. Nous avons là encore un exemple pertinent de cette dictature du lexique, ce jeu éhonté avec le vocabulaire pour corrompre la bonne compréhension des gens. Pourquoi le gouvernement nomme-t-il FRANCHISE ce qui n’est autre qu’une TAXE de plus?

Tout simplement parce que la réception du mot est apte à entraîner l’adhésion. Et c’est le cas, personne ne semble s’en offusquer et pourtant, nous en paierons les dramatiques conséquences très prochainement. Je plains les étudiants dont je fais partie qui devront encore une fois sacrifier leur santé pour faire des économies.  Mais pour en revenir à ce choix de franchise au détriment du mot taxe, tout de suite très clair aux yeux des Français qui croulent sous leur charge, c’est comme un médecin qui diagnostiquerait à son patient une angine en lieu et place d’un cancer.

 Le vice n’a plus aucune limite sous ce gouvernement. La politique se fait médiatique et corruptrice. Le président est plus soucieux de garnir son argent de poche au même seuil du premier ministre que d’aider les plus pauvres (une évidence mais rappelons-le) et plus soucieux de s’offrir des vacances que de travailler réellement. (un comble pour qui critique les 35 heures.). Un président qui favorise la dictature de l’argent et donne naissance à la pire dictature possible dans un Etat moderne comme la France du XXIe siècle: la dictature des mots. Un pas est franchi qui nous entraîne dans l’abyme. Avec quelles conséquences? Nous ne tarderons pas à les mesurer. Toujours est-il que grande est mon inquiétude sur ces mesures. La création d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, les propos intolérables sur les gênes de la pédophilie, la mesure Adn précédemment évoquée, tout cela attisait mon état d’alerte. Ces deux exemples présentement développés ont suffi à me convaincre de cette nouvelle façon de faire de la politique, bien étrangère reconnaissons-le à la façon de voir des socialistes.

 Réagissons, morbleu! Nous ne les laisserons pas pervertir l’âme des mots impunément.

 Lionel.

Une mesure proprement inadmissible.

26 octobre 2007 par Lionel G.

Je vous invite, si vous ne l’avez pas encore fait, à vous insurger à travers cette pétition contre la mesure sauce Adn que le gouvernement veut faire passer en force, et qui est absolument irrecevable. J’évoquais déjà dans mon article sur Sarkozy, à la veille de sa victoire, les dangers que m’inspirait sa politique et son attitude. Je dois dire qu’un pas est franchi avec cette mesure et je m’étonne de son peu d’échos médiatiques, même si certaines rédactions réagissent ainsi que de très nombreux citoyens. Ne laissons pas poindre l’idée qu’une famille pourrait être tributaire de ressorts génétiques. Les Socialistes n’ont pas cette idée-là des valeurs humaines, de la richesse des contacts et des liens que le tissu familial et social créent. C’est donc à nous qu’il importe de réagir, en clâmant haut et fort ce choc d’un véritable scandale, en nous unissant ensemble lors des rassemblements organisés, en faisant circuler nos idées, et donc en signant aussi cette pétition, sans doute une goutte d’eau dans la mare nauséabonde dans laquelle les Français se débattent, sans tous s’en rendre compte, mais une goutte d’eau dans de l’acide aura toujours le mérite d’amorcer la dillution.

http://www.touchepasamonadn.com/

Comme un coup de tonnerre…

4 octobre 2007 par Lionel G.

Voici un reportage que, sans doute, vous connaissez. Très bien filmé, ménageant une progression dramatique difficile, presque insupportable. On retient en tout cas la rectitude et la rigueur d’un candidat exceptionnel, victime d’une gauche morcelée et qui par son attitude exemplaire, a permis à cette gauche de rebondir par la suite, même si l’effet Royal a enrayé le processus .

Chapeau bas.Voici donc le fameux reportage sur la campagne de 2002, vécue au jour le jour au sein du parti socialiste.Cela présente quand même plus de sérieux, de rigueur, de gueule que la campagne de Royal, qui n’est pour autant pas dénuée de mérite, mais animée d’une ambition jamais déguisée et d’un aspect « carnaval » gênant… Enfin, peu importe la personnalité, le parti socialiste sera toujours le mieux à même de relever la France. J’ai trouvé particulièrement digne l’attitude de Jospin quand il apprend la nouvelle en coulisse, et bouleversante biensûr…

Première partie

Deuxième partie

Troisième partie

Mes impressions sur L’Impasse.

2 octobre 2007 par Lionel G.

Par ses idées, par son expérience, son acuité de la scène politique, L Jospin a encore beaucoup à nous apprendre et peut apporter beaucoup à notre refondation. Lors des débats récents, il est apparu intellectuellement dense comme à son habitude, et surtout refusant la psychologie de comptoir. Et c’est là qu’on se rend compte que Jospin en effet, n’a jamais souhaité étaler sa vie aux journaux, nous parler de son passé, de sa famille, pour se concentrer uniquement sur les idées et les responsabilités. Cette attitude est digne et elle à mettre en exergue dans une société de plus en plus soumise à l’apparence et à la vie privée, où d’aucuns n’hésitent plus à faire étalage de leur vie privée comme de leur passé pour se faire plaindre, vendre ou que sais-je encore… Je n’approuve pas cette attitude que je juge malsaine et anti-intellectuelle.

De plus, en revenant sur la défaite de 2002 sans ambiguité dans ce livre et en faisant le constat des échecs successifs depuis, il offre un terrain fertile et propice à une refondation claire que j’encourage fortement.

Concentrons-nous maintenant, ces remarques faites, sur le propos de l’article.

Je me propose très modestement, sinon de proposer une analyse de détails qui déflorerait le texte, ce qui n’est pas mon optique, en tout cas de donner de L’impasse écrit par Lionel Jospin, une sorte de synthèse à coup de grande louche , en partant biensûr d’une mise en contexte, sur la nature même de l’ouvrage, son sens, sa dynamique et sa motivation, puis en donnant quelques pistes qui s’en dégagent, citations et arguments qui me semblent dignes d’intérêt. J’espère que cet article vous donnera l’envie de vous diriger dans vos librairies ou bibliothèques pour le lire.

Tout d’abord, je tiens à dire que je ne comprends pas l’aigreur de certains. Je peux saisir que certains soient encore sous le choc de sa décision de 2002, néanmoins je suis vraiment très choqué de sentir parfois un irrespect envers un membre qui a tant apporté au socialisme et à notre pays. Bon sang, ce n’est pas parce qu’on échoue, ce n’est pas parce qu’on prend la décision de se retirer, qu’on n’est plus rien, qu’on n’a plus droit au respect, qu’on n’a plus le droit d’agir pour son pays, ainsi que de réagir.

« Je serai toujours l’homme du 21 avril 2002, mais je serai aussi l’homme qui a conduit les socialistes à la victoire en 1997 et qui ai gouverné mon pays pendant cinq ans. »

Lui donner la responsabilité de ce qui se passe aujourd’hui au PS, je trouve ça scandaleux et faux. Il s’agit de s’en expliquer précisément.C’est déjà assez lourd de porter la responsabilité d’une défaite présidentielle, et d’une montée du nationalisme au second tour, inutile d’exagérer les choses

Par ailleurs, je suis toujours surpris de lire des propos frontaux et durs sans la moindre argumentation derrière.

Enfin, critiquer un livre qu’on n’a pas lu, en politique comme en littérature, c’est pour moi la pire des aberrations, et ça renvoie à une forme d’obscurantisme très marquée.
J’estime qu’on peut critiquer avec un raisonnement, des exemples, et sans violence. En politique, où le débat s’échauffe vite, la moindre des choses est d’argumenter.

Biensûr que Lionel Jospin a sa part relative de responsabilité dans l’impasse dans laquelle nous nous trouvons. Mais il ne l’a pas caché, jamais. Il l’a assumée en se retirant, attitude noble et digne. Peut-on en dire autant de la candidate malheureuse.?

Le livre L’impasse s’ouvre sur la défaite de 2002 qu’il assume et sur laqulle il revient sans mal. Dans le monde comme je le vois, il revenait aussi sur sa défaite, et j’avais apprécié son compte-rendu, celui d’un homme qui parvient -non sans difficultés sans doute-, à surpasser sa blessure, pour montrer que sa défaite, il faut …

… la considérer non pas égoïstement, mais du point de vue utile, général. Et c’est pourquoi je trouve que le chapitre Le mal institutionnel français est vraiment le plus intéressant de son travail. Il montre que cet homme consacre à la politique une place de premier choix, biensûr, comme tout le monde il a été séduit par les lucioles de la popularité, par le pouvoir et son exercice, mais son travail est de qualité, c’est un homme qui réfléchit, et c’est aussi, quoiqu’on dise, un homme intelligent.

Ainsi doit-on considérer L’impasse, qui ne vise pas à démollir une personnalité comme certains journaux aigris ont voulu le laisser penser, mais à analyser les ressorts d’une défaite qui devait être une victoire compte-tenu du bilan catastrophique de la droite.

Par sa distance avec son propre parti (un comble pour une formation politique comme le PS!!), la faiblesse de ses méthodes (les jurys citoyens sont un leurre de la démocratie faussement participative, alors que la démocratie se base essentiellement sur sa représentativité tenue par les élites républicaines), font que la défaite est proprement celle de Ségolène Royal, celle-ci ayant voulu prendre sa liberté au détriment de sa famille politique. Lionel Jospin développe ces thèmes avec la distance qu’il a et sa connaissance fine du mouvemement socialiste et des élections.

Dans Le temps de répondre, avant même la défaite cuisante de 2002, il avait écrit sans le savoir quelle serait sa réaction, si vive, si douloureuse pour tant de militants, et en même temps si digne, le soir du 21 avril.

C’est au moment où il parle du départ de De Gaulle. Biensûr, ce n’est pas comparable… Evidemment.

Mais voici ce qu’il dit:

« Je suis sensible au fait que le Président met ses actes en accord avec ses paroles: il n’a plus la confiance du peuple, cette confiance est pour lui indispensable, donc il part.Voilà un homme d’état qui ne se renie pas et reste en cohérence avec lui-même »Finalement, quand on lit bien ces confessions de 2002 de LJ, on se rend compte que sa réaction n’est pas surprenante du tout. Il est premier ministre, il est un homme d’état, il n’a plus la confiance du peuple, il se retire.

Et dans L’impasse, se met au jour une analyse qui dépasse sa propre personnalité mais tente de nous mettre en garde contre une personnalité incertaine, grisée par les foules sentimentales qu’elle s’évertue à créer, comme un culte de la personnalité, tout en critiquant avec pertinence la présidence effrénée qui s’ouvre sous l’hégémonie sarkozyste.

Car l’impasse, c’est aussi une invitation à en sortir. Comment sortir d’une impasse.? En revenant en arrière sur les fondamentaux, comme il le dit lui-même, donc en prenant le passé socialiste comme un socle crucial sur lequel s’appuyer. Ségolène Royal, en faisant comme si le gouvernement Jospin n’avait jamais existé (alors même qu’elle y a participé cinq ans!! On ne peut pas faire plus impressionnant!!), a créé son propre échec, car s’il y a bien un gouvernement qui a été une franche réussite, c’est bien celui-ci. Lourde erreur.

J’espère que certains ici se rendent compte qu’on peut reprocher des choses à Jospin, mais il a le mérite de la continuité, il a le mérite d’être sincère et digne dans ses agissements. Et il fait bien concorder ses actes avec ses paroles. Et le mérite d’une écriture souple, fine et rigoureuse, celle précisément que l’on retrouve dans les chapitres de L’impasse.

Le chapitre de la droite à la droite mérite notre attention. Il s’évertue à montrer que le bilan de la droite est le déjà le sien, puisqu’elle se succède à elle-même. Le président ne peut imputer qu’à lui-même la situation de crise dans laquelle nous nous trouvons…

J’ai eu la chance et le privilège dimanche dernier de rencontrer M. Lionel Jospin, à la suite d’un débat d’idées conduit par Serge Moati sur France 5, au sujet de livre L’impasse, que je vous conseille fortement.

A la fin de l’échange, animé et particulièrement intéressant, je suis allé à sa rencontre pour lui faire part de mes impressions sur son travail, et naturellement l’en féliciter. Très modeste et particulièrement sympathique, il m’a laissé un mot sur mon livre en me remerciant. On a échangé un rire complice tous deux au moment où il m’a demandé mon prénom pour personnaliser la dédicace. (Comprenne qui pourra).

Sur cette photo que j’ai prise, (qui est en fait une capture de vidéo) vous voyez Lionel Jospin signer son livre à Guillaume Bachelay, auteur du livre Désert d’avenir, fabiusien et intervenant lors du débat.

Par ses idées, par son expérience, son acuité de la scène politique, il a encore beaucoup à nous apprendre et peut apporter beaucoup à notre refondation. Lors du débat, il est apparu intellectuellement dense comme à son habitude, et surtout refusant la psychologie de comptoir. Et c’est là qu’on se rend compte que Jospin en effet, n’a jamais souhaité étaler sa vie aux journaux, nous parler de son passé, de sa famille, pour se concentrer uniquement sur les idées et les responsabilités. Cette  attitude est digne et elle à mettre en exergue dans une société de plus en plus soumise à l’apparence et à la vie privée, où d’aucuns n’hésitent plus à faire étalage de leur vie privée comme de leur passé pour se faire plaindre, vendre ou que sais-je encore… Je n’approuve pas cette attitude que je juge malsaine et anti-intellectuelle.

De plus, en revenant sur la défaite de 2002 sans ambiguité dans ce livre et en faisant le constat des échecs successifs depuis, il offre un terrain fertile et propice à une refondation claire.

Très cordialement,

LG

                   

 

Le soi-disant chaos du PS…

2 octobre 2007 par Lionel G.

 

                                                   

Il y a de plus en plus, chez les militants, un climat hostile et assez dangereux qui s’installe, et que j’espère voir disparaître: celui qu’a installé Royal: on assiste à une dévotion de certains militants assez proche du culte de la personnalité, ce qui fait que quand on émet une critique, la violence de la réponse est assez ahurissante, et inadmissible dans une formation républicaine comme celle-ci je trouve.

 Nos media aujourd’hui façonnent les esprits dans un sens et empêchent la réflexion personnelle de fleurir librement. Il s’agit donc de s’en insurger.

Je pense qu’il faut dépasser ce qu’on lit dans la presse ou voit dans les journaux, en s’intéressant au fond de la politique, aux idées, aux échanges, et aux confrontations de point de vue.

Evidemment, les problèmes de personne se posent car le PS n’a pas de leadership: Ségolène Royal n’était pas la 1ere secrétaire du PS, elle n’a pas pu mener une campagne cohérente par ce fait même. Il faut donc un grand leader qui puisse s’asseoir sur les fondamentaux du parti et qui ait participé à sa vie, à sa construction. Betrand Delanoë correspond à mon idée à cette exigence.

Au parti socialiste comme ailleurs, ce qui compte, ce sont les idées. Or la vie des idées passe par la contradiction, la riposte, le conflit. Après une défaite électorale comme celle que nous avons connue, cette phase de critique et de remise en cause, si elle est mûrie au sein d’une analyse, est saine et nécessaire dans la refondation.

Après, l’image qu’en donnent les media ou certains militants encore grisés par l’euphorie (relative) des meetings, ça n’est pas le plus important. 

Rendons-nous à l’évidence: si les gens n’ont pas voté pour Madame Royal au deuxième tour, c’est aussi parce qu’elle n’a pas réussi à rassembler sa propre famille politique, en écartant du parti ceux qui ont passé leur vie à le fonder, le construire puis le diriger. Cette attitude d’écart a sans doute créé un trouble dans l’opinion qui n’a pas été convaincu par ce comportement certes original (et Dieu sait que j’aime l’originalité) mais peu convaincante quand on veut représenter un parti, puis la Gauche tout entière dans un second temps.

J’ajoute par ailleurs qu’en passant une semaine du second tour à courtiser le Centre, au lieu de rassembler toute la gauche, donc en faisant un écart à droite au lieu de se centrer à gauche, et de confronter les idées de gauche à Sarkozy, donc confronter deux visions de la société, Ségolène Royal (même si on peut louer sa volonté d’avoir voulu courtiser les électeurs de Bayrou) a semé encore plus le trouble dans l’esprit des Français fragiles et des ouvriers qui, nous ayant déjà quitté pour l’extrême-droite, ont suivi cette fois Sarkozy…

Je pense que le problème est là. Quant aux réglements de compte, ils sont à ce que je vois en ce moment sains quand ils se limitent aux idées. Ils sont dangereux quand ils visent les personnes en tant que telles.

N’oublions pas que Royal n’est pas née du parti socialiste mais des médias. C’est tout à fait singulier et dangereux, d’autant que les dérives se poursuivent. Ne l’oubliez pas, Sarkozy a tout intérêt à ce que Royal se présente en 2012 pour gagner encore. Naturellement, les média étant sous son hégémonie, sont encouragés à accentuer l’aspect « victime » de la candidate contre un PS en ébullition. Je le regrette mais d’une part, ça n’est pas la première fois que nous assistons à un tel détournement, et d’autre part, je ne saurais penser que tous les Français sont concernés, même s’ils sont une majorité.

Ce qui me laisse un peu d’espoir malgré le désenchantement global.

                                

Rénovons et dépassons la dictature des media qui nous assomme.

2 octobre 2007 par Lionel G.

Premièrement, essayons de ne pas tout confondre. Ce qui est difficile je l’avoue puisque les media entretiennent ce sentiment de confusion, notamment au sujet des débauchages de Nicolas Sarkozy. Faisons preuve de rigueur et analysons la situation.

                                              

 Pour DSK à la tête du FMI, il n’y aucun ralliement, c’est un poste d’ampleur internationale qui n’a de faite aucun rapport avec la droite en tant que parti ou le président, même si le président a biensûr lourdement insisté. Cela montre le poids que joue cet ancien ministre des finances de Lionel Jospin sur la scène internationale.

 Après, le procédé de Sarkozy dans sa généralité, celui du débauchage du parti, est détestable, mais plus rien ne peut nous surprendre: n’a-t-il pas dit dans sa campagne que tout deviendrait hélas possible?

La figure de DSK est, dis-je, incontournable sur la scène financière internationale, et aucun militant socialiste ne viendra critiquer son acceptation d’un tel poste, qui nous réjouit tous biensûr.

En ce qui me concerne, Sarkozy veut aussi orchestrer sa réelection et favoriser la nouvelle candidature de Royal, dont il sait qu’il sortira gagnant une nouvelle fois d’un tel duel.

Toutes choses égales d’ailleurs, j’espère fortement que  Bertrand Delanoë représentera à terme le parti. Si Ségolène Royal veut représenter le parti, option que je n’exclue pas tout en y étant défavorable,  il lui faudra alors très vite faire un bon bilan de son échec (que j’attends de lire avant de juger), et faire un sérieux effort de travail en équipe, ne pas renier comme elle le fait son héritage et son parti (son attitude a été aussi scandaleuse que celle des débauchés à certains égards), revenir sur les éléments personnels qu’elle a masqués (son ambition éhontée et son désir de vengeance de son compagnon dont nous tirons aujourd’hui les conséquences tragiques). Autant d’éléments dont elle semble s’écarter toujours davantage.

Et surtout, ne pas renier nos valeurs et nos avancées. Royal a apporté beaucoup de fraîcheur et d’émotion mais ça ne suffit pas. Il faut de la rigueur et ne pas critiquer gratuitement des mesures phare comme les 35H;  la nature même de l’homme n’est pas de s’abrutir à travailler, à perdre sa vie en cherchant à la gagner, mais bien à vivre. L’étymologie même du nom « travail » renvoie au mot latin « tripalium », un objet de torture servant à immobiliser les bêtes qu’on doit ferrer. En latin encore, le terme est « labor, laboris », qui a donné labeur, terme péjoratif s’il en est. Bref, les 35h ont été et sont une formidable avancée humaine qu’il s’agit de défendre.

Des choix, des idées plus à gauche, des orientations plus justes pour tous. Et surtout, ne pas dire vert un jour et rouge le lendemain. Bonjour la crédibilité…

Au sujet de certains propos inadmissibles. Une mise au point importante.

2 octobre 2007 par Lionel G.

J’ai pu lire ici ou ailleurs des commentaires et propos que je juge irrévérencieux et proprement inadmissibles. Il s’agit de commentaires de personnes qui n’ont pas lu le dernier ouvrage de M. Jospin et se permettent d’intervenir, de parler politique, avec pour seule connaissance de l’ouvrage ce qu’ils en ont lu de sulfureux dans Libération, c’est à dire des phrases sorties de leur contexte, de leurs analyses, et visant proprement à caricaturer le livre.

 Entendons-nous bien, socialistes, sympathisants et visiteurs d’autres horizons. Je suis respectueux des idées autres, des points de vue divergents, parce qu’ils sont synonyme de richesse et parce que j’aime écouter ces divergences pour faire progresser mes propres idées. Mais je ne cautionnerai jamais une attitude anti-intellectuelle qui vise à critiquer un livre qu’on n’a pas lu, parce qu’on est complètement assujetti à une créature née des médias. J’aime trop les livres pour ça. Et pis que tout, je ne cautionne pas le culte de la personnalité en politique, la politique n’étant pas de la religion me semble-t-il.

 Je ne vois pas où est la polémique. Il n’y a de polémique puisqu’il n’y a pas lieu de discuter ce point: critiquer quelque chose qu’on n’a pas lu, ça n’est pas une attitude qui me séduit, et quel qu’en soit l’auteur.

 La politique, c’est sérieux, on ne peut pas se permettre dans un débat de participer sans argumenter un minimum.

 Recentrons aussi les choses sur un écueil gênant.  Lionel Jospin n’a pas quitté le parti socialiste. Il s’est retiré de la vie politique et de ses différents mandats: c’est  différent. Avec ce retrait, il a eu la dignité de prendre sur lui-seul la défaite, ce qui n’a pas handicapé les socialistes sur les élections régionales qui ont suivi. Par ailleurs, il a continué dans l’ombre son action au sein du parti socialiste, que ce soit avec ses ouvrages ou ses interventions tout au long du quinquennat de Chirac.

C’est sûr que c’est plus simple de s’asseoir sur la paresse que les média entretiennent, de ne se focaliser que sur un discours qui, non seulement est mal interprété, mais qui en plus ne donne aucun droit de juger avec une telle vanité un politique qui, au service du gouvernement comme du parti, a agi avec une rectitude que beaucoup envient, et qui a toujours été dévoué au service des siens, quand bien même pour mettre à mal ses intérêts personnels.

Avec cet article et profitant de la liberté courtoise qui m’est donnée sur cette plateforme socialiste, je tenais à faire cette mise au point car c’est aussi cela, la rénovation: admettre l’altérité, l’échange, la riposte, et progresser en ayant discuté. De la négation naît le positif. Davantage de respect dans notre propre famille me semble une attitude honnête et nécessaire.

 Peu importe la nature des débats qu’on tient ici ou là, toujours est-il que ce genre d’interventions gratuites et pleines de fiel ne nourrissent pas le sujet et ne gratifient pas leurs auteurs.

Critiquer un livre qu’on n’a pas lu, en politique comme en littérature, c’est pour moi la pire des aberrations, et ça renvoie à une forme d’obscurantisme très marquée.

J’estime qu’on peut critiquer avec un raisonnement, des exemples, et sans violence. En politique, où le débat s’échauffe vite, la moindre des choses est d’argumenter.

En 2002, il n’était pas seulement candidat à l’élection comme en 1995 ou comme Ségolène Royal en 2007, il était aussi premier ministre. Or, cette défaite a été un désaveu du peuple et on se souvient qu’il avait déjà loué l’attitude de De Gaulle qui se retire parce que le suffrage universel l’a désavoué.

Dans son essai de 2005, Le monde comme je le vois, il est clairement revenu sur sa position singulière:

Ma position est singulière: si j’ai quitté la vie politique active, je reste attaché au débat public comme à la vie de mon pays. Mon propos n’est pas d’élaborer un programme: c’est l’affaire des partis. Mais je suis peut-être à la bonne distance pour faire entendre la libre réflexion d’un homme qui, n’ayant pas oublié l’exercice des responsabilités ni la difficulté de gouverner, aspire toujours à changer l’ordre des choses.

En tout cas, si certains avaient foi en l’homme politique, je comprends qu’ils été déçus ou tristes par sa décision. Et je l’ai été aussi. Mais je la comprends aujourd’hui et je suis convaincu que ses idées peuvent encore aujourd’hui peser très lourdementdans le débat: toutes les bonnes idées sont bonnes à prendre! D’ailleurs, c’est le cas.

« Je pense que vous ne m’auriez pas invité pour un livre médiocre. »

Et, effectivement, ce livre est loin de l’être.

Très cordialement,

 LG

Il ne sera jamais mon camembert. Anecdote savoureuse à déguster avec un morceau de pain.

30 septembre 2007 par Lionel G.

Parce que la refondation passe par un état d’alerte permanent, et une opposition de tous les instants.

Il y a environ un mois, tandis que je travaillais pour mon job d’été au centre commercial de Bois d’Arcy, nous avons reçu au travail la visite du camembert président Sarkozy. Autant vous le dire tout de suite:  ce fut le branle-bas de combat, tout le monde (ou presque) était en larmes, en transe. ( Je ne savais pas qu’ils aimaient autant le fromage: à méditer.) Je m’explique.

En début de semaine (lundi donc), je me dirige en caisse centrale pour prendre mon caisson et le garnir de billets et pièces afin de commencer la journée. (C’est le protocole.) Et là j’entends une conversation de haute intensité chez les responsables de caisse. (Eh bien oui, j’ai parfois l’oreille balladeuse, je l’avoue.)

Responsable de caisse 1 : « Tu ne sais pas quoi? « Sarko » (ndlr: admirez le surnom affectueux qui indique la possibilité d’un vote UMP lors de l’élection, chez ce responsable de caisse.)
Responsable de caisse 2: C’est pas vrai?! Oh mon Dieu, faites que ce soit un jour où je travaille!! (ndlr: remarquez qu’il vote UMP, vu son excitation et sa voix émue).
Responsable de caisse 1: « Il vient vendredi à 10h, oh là là moi je ne travaillais pas alors j’ai changé le planning pour travailler ce jour là! (ndlr: nous avons la confirmation qu’il vote bien Ump. Ce sont des éléments toujours bons à prendre.)

Ayant ces précieuses informations, je me dirige vers mon planning, où je constate avec effroi que je travaille cette matinée-là. Horreur, je vais voir et rencontrer Sarkozy sans rien pouvoir y faire. Eh bien, il y a un bon côté à celà, je vais vous faire part de mes anecdotes, et franchement, y’a de quoi se faire un bon sandwich. (au camembert président? Qui a dit ça? Qu’il lève sa cuisse et qu’il déguerpisse à jamais.)

Où en étais-je moi? Ah oui, donc toutes les caissières et toute la direction d’E. L. étaient en transe ce jour là.

Comble de l’hypocrisie, avant l’arrivée du camembert, on nous distribue de nouvelles tenues! Exit les tee-shirts mochissimes, nous voilà parés de gilets haute-couture, de veston pourpre dignes des plus grands couturiers Leader Price. Franchement, ça valait le coup d’oeil les amis.

Première étape: les dirigeants  organisent dans le magasin des allées immenses de six mètres de large. C’est bien connu qu’en plus d’être grand, le président est très maigre. A moins que ce ne soient des allées à l’envergure de sa mégalomanie, de son indécence et de sa prétention, auquel cas j’applaudis. Hélas les amis, ça n’était pas le cas.

Deuxième étape: baisser les prix. Cela fait partie des mensonges orchestrés par le président depuis son élection, qui nous renvoient d’ailleurs au régime stalinien dans toute sa splendeur, s’il en est. Alors ce jour là, sachez que la laitue, normalement à 79 centimes, est passée au prix incorrigible et indécent de 50 centimes! Les lots d’avocats se sont retrouvés à 1euro 50, les trois pamplemousses à un euro, et ce ne sont que des exemples pris en fruits et légumes.

Les allées, d’ordinaire crasseuses et glissantes, respiraient la joie de vivre qui suit le mouvement Javel dose en fanfare. Dans notre salle, une affiche au stylo fluo rose mentionnait:

VENDREDI, NOUS RECEVONS UNE GRANDE PERSONNALITE. MERCI D’ETRE A L’HEURE ET DE PORTER UNE TENUE IMPECCABLE.

Chouette, me dis-je. Cela signifie donc que les autres jours, on peut venir en culotte et avec une heure de retard? C’est bon à savoir, merci.
Et le jour est arrivé. Le camembert président s’est avancé, escorté par une centaine de journalistes-mouches à merge. Il a parlé, et il a dit cette phrase magique:

« Oui, je le reconnais, je le dis, les prix, depuis que l’euro est là, ont vraiment augmenté, il faut faire quelque chose! »

Alors là, je suis resté sans voix, estomaqué.

Sans voix, parce que ça m’a ému: je me suis dit, c’est quand même ahurissant qu’il faille que cette homme devienne président pour qu’il se rende compte que l’euro a fait augmenter les prix.

On en oublierait presque qu’il a été Ministre des Finances. On l’oublierait parce que, pour ne s’en rendre compte qu’aujourd’hui, cela confirme bien qu’en tant que ministre, il devait passer son temps à chasser les bulles de savon dans son bureau. Alors si aujourd’hui il passe son temps à prendre des vacances et organiser des conférences de presse chez E.L, il faudra se demander qui ça peut encore étonner.

Biensûr, le camembert président n’a rien acheté (Pensez-vous, E. lui avait sans doute préparé un caddy surprise pour le remercier.)

Toutes les caissières sous-payées étaient en larmes, les unes allongées sur le tapis roulant en train de se toucher l’arrière-train de bonheur, les autres suspendues aux lustres pour l’apercevoir.

 L’homme politique se fait vedette. Et les groupies arrivent.
Ben oui. Qu’on s’le dise. Le débat d’idée, la réflexion, on reverra cela dans cinq ans… si la gauche s’en donne les moyens, ce que je crois fortement.

Quelques mots eu égard à l’extrême gauche.

30 septembre 2007 par Lionel G.

Au sujet de l’extrême gauche, je dois dire que je suis toujours surpris d’entendre la même démarche, le même propos désuet et incendiaire qui tourne au jubilatoire. Si l’on écoute attentivement militants & dirigeants de l’extrême gauche, LCR et PC compris, on remarque avec surprise qu’ils passent plus de temps à critiquer le PS qu’à porter leurs attaques sur les forces de droite, violentes, méprisantes, dangereuses. Ces querelles au sein même de la gauche, donnent une mauvaise image à l’opinion et aux gens qui n’y connaissent rien en politique, mais, d’autre part, sont symptômatiques d’une crise identitaire très forte que la faiblesse des résultats aux élections, pour les partis extrêmes en tout cas, sous-tend.

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Or, c’est justement l’union des gauches, via la gauche plurielle, qui a permis notre dernière grande victoire en 1997, sous l’égide de Lionel Jospin.

Il faut certes une rénovation au sein du Parti Socialiste, rénovation des hommes comme des moyens d’action, mais cette rénovation ne peut pas se faire dans la discorde permanente. C’est déjà délicat au sein même du PS, alors si toute la gauche s’y met.

Il faut, je crois, que certains gagnent en maturité, et en densité réflexive. L’avenir de la gauche et de la France est en jeu.

Choisissons toujours la dignité. Quoi qu’il arrive.

26 septembre 2007 par Lionel G.

 

Nous connaissons depuis sept mois déjà le nom de la personne qui représentera la France pour ces cinq et (sans doute) dix prochaines années si nous ne réagissons pas au plus vite. Je me suis fortement impliqdans cette campagne pour Ségolène Royal, et ma ception est immense, à l‘image de celle de millions de Français qui voient le candidat sortant de la droite extrême passer. La déception, mais aussi la colère profonde, le sentiment de dégoût paroxystiquegnent. Face à un homme qui prône la prédominance des gènes, qui monte les Français les uns contre les autres, qui utilise des raisonnements éhontés, qui se réclame de Jules Ferry, l’un des dirigeants les plus racistes qui soient, affirmant « la supériorité de la race blanche », je pense qu‘il faut s‘insurger, et je comprends tant que la colère puisse passer par un bouillonnement d‘ie comme un bouillonnement lexical, ou un bouillonnement dans les rues (mais chaque chose en son temps, le suffrage universel a parlé et doit être respecté).

Les Français ne se sont pas veillés, la bêtise a pourtant ses limites: douze ans de chiraquisme, de manifestations, de rejets de la droite pour élire un homme de la droite extrême? Les Français étaient les premiers à critiquer les Aricains d’avoir élu Bush, c’est donc le pompon d‘être à notre tour les dindons de la France, euh de la farce, pardon.

Mais outre la conosophie, force est de constater que beaucoup semblent aimer se tirer une balle dans le pied. L’effet gangrenne, c‘est un peu du sado-masochisme en fait.

Aps cette faite cuisante, le plus important reste de toujours garder une attitude de volte contre ce qui n’est d‘un point de vue humain, pas acceptable.Certains regrettent que le ton monte, que dautres ne respectent pas les pro-Sarko.
Je ponds que c’est légitime. En philosophie, on distingue l‘acte de respect et celui de tolérer. La politique, cela implique une conception de sa propre vie, une conception des autres, une vision de lêtre humain, cela nous repsente totalement, il est donc normal qu’on soit dans une configuration chaude, cest la force des convictions qui prime avant toute chose.

Nicolas Sarkozy, en proposant un ministère de l’immigration et de l‘identité nationale, en affirmant que les gens naissent avec un gêne de la pédophilie ou du suicide, un gène de la femme battue ou de l’homosexualité, en faisant ficher des enfants de huit ans pour le vol d‘un tamagoshi, en tenant un langage inacceptable dans les cités, a depuis longtemps un pied dans l’extrêmisme, dans l‘extrême droite, et cest tout simplement, d‘un point de vue humain, INACCEPTABLE, intolérable. Sans ce discours d’extrême droite, Sarkozy faisait à peu près le même score que Royal au premier tout, puisque le report des voix de Le Pen s’est fait en sa faveur. Par ailleurs, Sarkozy propose une politique inégalitaire, qui ferait la part belle aux riches, pour exclure les plus pauvres et les plusmunis. Ce n’est pas ainsi que je conçois la France. Ce n‘est pas cette France que j‘aime.Je crois, au contraire, qu’on peut naître dans une famille pauvre et s‘enrichir par la vertu du travail: Sarkozy pense qu’on est déterminé par nos gênes et par notre naissance. Le socialisme dit qu’on est responsable de notre destin: en travaillant, tout peut arriver.

Faut-il continuer à voir les riches s‘enrichir encore plus quand des milliers dorment dans la rue, quand des milliers d’étudiants doivent renoncer à des études, quand des milliers de parents se sacrifient pour finir le mois?

Alo
rs, oui, je méprise ceux pour qui la puissance financre, l‘intolérance, le racisme, l‘art de la parole, le charisme, la valeur absurde de l‘avancée économique par des heures supplémentaires, l’absence de conscience écologique, restent des valeurs suffisamment importantes pour voter Sarkozy. Je les méprise et je sens en moi un bouillonnement, non de haine (je laisse ça aux nationalistes et aux partisans de Sarkozy) mais de rage, sincère et profonde.Et une profonde fraternité pour tous ceux qui, guidés par un élan d‘amour et d‘humanité, ont glissé un vote ROYAL dans lurne aux deux tours.
La France a por au pouvoir un homme amoral et qui ne dicte ses actions que par une soif éhontée de pouvoir et d‘ambition. Libre à chacun d‘assumer ses choix et tout le monde doit pouvoir les exprimer. Mais la libertémocratique, c‘est aussi de dire combien on peut être choqué par l’insouciance de certains propos. Je ne veux pas donner de leçon -qui suis-je pour ça-, mais je suis convaincu quil y a un danger qui rôde, danger dont la politique d‘ouverture menée par le président comme le paquet fiscal ne sont que les esquisses…

Lionel Jospin

26 septembre 2007 par Lionel G.

Lionel Jospin, premier ministre de 1997 à 2002. 

L. Jospin est l’homme politique qui m’inspire le plus de respect et dont mes idées se rapprochent.
Tandis qu’il était venu soutenir Daniel Vaillant pour les législatives, une militante s’adressa ainsi à M.Jospin:

« Il y a beaucoup de gens de gauche qui ont voté Sarkozy », argumente-t-elle. « Vous, vous pourriez les récupérer »

A cela, il a répondu avec justesse:

« Si je dois ou si j’ai envie de faire quelque chose, c’est d’aider les socialistes, pas de revenir, répond-il. J’espère bien être toujours digne de votre confiance mais dans un rôle différent. »

**********

J’essaye moi aussi de me tourner vers le futur mais  avouons que ce n’est pas évident de se dire que les cinq prochaines années seront synonymes d’injustices en tout genre, et je ne vois pas ce futur sans Lionel Jospin, quel que soit d’ailleurs son rôle dans la refondation du parti. On le voit: il est disponible, il s’exprime de plus en plus dans les media: les autres membres oseront-ils se tourner davantage vers lui, au lieu de le traiter avec un dédain insultant, comme l’attitude de Royal pendant la présidentielle? Royal, dont je souligne les indéniables qualités et la vigueur de sa campagne, mais dont je regrette qu’elle ait mené la campagne seule, avec les conséquences qu’on connaît.
A cet égard, je consacrerai biensûr un article au dernier ouvrage de Jospin L’impasse qui est bien davantage que l’essai sulfureux que Libération a voulu en donner. Cet essai, riche d’analyses, pertinent et dense, ne doit pas être occulté, parce qu’il apporte des éléments intéressants sur le futur du parti sans jamais occulter rien de son action passée, ni des bilans lourds, qu’il s’agisse de celui de 2002 ou le plus récent, avec l’échec de Royal à l’élection présidentielle de 2007.
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La grande rectitude dans son travail d’homme d’état, ce qui est loin d’être le cas d’une très grande partie des politiques, soit dit en passant, y compris au sein même du ps hélas, sont des atouts indéniables pour le renouveau du PS, sans précipitation. L’effervescence de la campagne est encore présente, il faut prendre le temps de se détacher des enjeux de personnalité.
Bertrand Delanoë a toutes les qualités pour incarner le parti et asseoir une refondation solide et légitime. Mais je suis scandalisé de voir quelques rares militants siffler Jospin lors d’un meeting au Zenith, après tout ce que notre ancien premier ministre a fait pour le pays, et fait encore pour son parti, mais aussi son attitude digne dans la défaite de 2002.  Cette attitude inadmissible est due en partie à la candidate socialiste qui jamais n’a daigné prendre en compte le bilan positif d’un gouvernement auquel elle a pris toute sa part. J’ai conscience qu’une telle prise de position peut faire grincer des dents. Je pense au contraire que sur un blog, toutes les vérités sont bonnes à dire. J’ajoute que c’est aussi un lieu de dialogue, vous êtes invité à réagir si vous n’êtes pas d’accord avec mon propos, à condition biensûr que cela se fasse dans la courtoisie.  Je suis abasourdi par certains comportements au sein du Parti Socialiste, mais plus rien ne peut m’étonner.

 La refondation appelle aussi à une remise en cause d’un certain type d’attitude qui n’a plus lieu d’être et qui nous handicape plus qu’autre chose, reconnaissons-le.

 LG

Bonjour et bienvenue!

26 septembre 2007 par Lionel G.

Bienvenue à toutes et à tous sur ces pages.

Je suis étudiant en lettres modernes à Paris. Si j’ai créé ce blog, c’est pour participer activement au renouveau du Parti socialiste tout en diffusant des idées auxquelles je suis fortement attaché, des valeurs qui me parlent, et il m’a semblé qu’un blog au sein de la structure socialiste était le moyen le plus adapté aux nouvelles technologies, riches de possibilités et d’influence. Sans pour autant mettre de côté l’action sur le terrain, la richesse des conférences et des réunions socialistes, un blog est un outil intéressant et j’espère que cette structure lui sera adaptée.

Ici, je me livrerai à des analyses personnelles de l’actualité du parti socialiste, mais aussi de l’actualité plus générale, histoire de ne pas avoir d’oeillères.

 A toutes et à tous, bonne visite sur ces pages.

 Très cordialement

 Lionel G.